lundi 14 décembre 2009
ol à Gerland
15 décembre 2009
OL A GERLAND
Les journalistes s'attendaient à une conférence de presse un brin ennuyeuse, sur les données chiffrées du budget 2010 de la ville de Lyon. Mais son organisation a coïncidé avec la décision des juges de la Cour administrative d'appel d'annuler la révision du Plan local d'Urbanisme dans le dossier "OL land". Ils ont donc trouvé un Gérard Collomb (maire de Lyon et Président du Grand Lyon) "remonté comme une pendule" qui, avec force moulinets, a tenté le difficile exercice de donner lecture du jugement qu'il conteste tout en déclarant qu'il "ne commenterait pas une décision de justice".
Les juges mettent en cause le "manque d'information des conseillers communautaires au moment du vote". Ce qui fait s'étrangler le président du Grand Lyon qui, articles de presse en main, montre combien le débat était rude et l'information "diffuse" au moment du vote des élus communautaires. Mais la Cour estime que cette décision du 9 juillet 2007 sur la révision du Plan local d’urbanisme de Décines était en quelque sorte "noyée" au milieu de dossiers moins importants et ne présentait pas concrètement la relation entre cette révision et la création du Grand stade.
Gérard Collomb, qui assure vouloir faire casser cette décision en Conseil d'Etat, a tout de même indiqué que la procédure de concertation reprendrait à zéro, mais que "celà ne retardera en rien les autres actions en cours pour le Grand Stade".
Une opposition à l'OL land de plus en plus structurée
Si au départ, les opposants à la création d'un Grand stade à Décines paraissaient peu nombreux et plutôt mal organisés, il n'en est plus du tout de même aujourd'hui. Les Verts, pourtant alliés de la majorité au Grand Lyon, sont fermement opposés à ce projet qu'ils jugent totalement anti-écologique, comme l'a souligné Cécile Duflot lors de son passage à Lyon (voir l'article de LYon-Actualités). Et parmi eux, Etienne Tête n'a pas mis longtemps à mettre ses talents procéduriers (il fut à l'origine de la chute de Michel Noir puis de Charles Millon) pour chercher la faille dans un dossier qu'il rejette absolument. Il l'a même déclamé récemment sous forme de "slam" dans un meeting d'Europe Ecologie !
Au cours de sa Conférence de Presse, Gérard Collomb a demandé à des Présidents de groupes politiques du Grand Lyon d'indiquer "qu'ils ont voté en connaissance de cause"
Des dissensions parmi les socialistes
La décision de la Cour tombe à un moment particulièrement difficile pour Gérard Collomb puisque la campagne électorale pour les élections régionales a tendance à polariser les positions. Si l'UMP ne paraît pas tout à fait unie sur ce dossier, les écologistes pourraient en faire l'un des points de divergence avec les socialistes. Gérard Collomb doit aussi compter avec une fronde dans son propre camp : alors que le journal Libération révélait récemment qu'n "kit de défense du Grand stade" avait été envoyé aux militants du PS, la Maire socialiste du premier Arrondissement elle-même, Nathalie Perrin-Gilbert, s'est publiquement félicitée de cette "décision du Conseil d'Etat" (sic).
La plupart des opposants au Grand Stade milite pour un maintien de l'Olympique Lyonnais à Gerland, arguant du fait que ce stade est accessible en métro et relié à tous les moyens de transport. Pour les opposants, le projet d’OL LAND est une "incongruité" du fait de son éloignement, du "gaspillage des finances publiques" rendu nécessaire par toute la procédure d'expropriation, de mise en conformité des accès, des stationnements et des abords. "Tout celà pour un projet privé" lié au sport-business, rappellent-t-ils en coeur.
Le budget 2010 présenté sobrement par Richard Brumm
Après avoir abordé ce dossier "lourd" de la politique locale, l'adjoint chargé des finances, Richard Brumm, a assuré la deuxième partie de cette conférence de presse pour présenter le budget 2010 de la ville de Lyon. Un exercice marqué par le rétrécissement des recettes (chute de près de 18% des droits de mutation) et donc la "maîtrise" des dépenses de fonctionnement, en particulier dans les salaires payés par la ville. La direction des relations internationales ayant été transférée au Grand Lyon et les choix s'étant portés sur l'éducation, la culture et le contrôle des stationnements, tous les autres secteurs devront se serrer la ceinture. Richard Brumm a indiqué que pour financer ses investissements, prévus et annoncés durant la campagne, la Ville constituera des réserves et réduira considérablement sa dette.
Les lyonnais commencent à rembourser en 2010 l'Emprunt de Raymond Barre
Allusion à la politique nationale, Gérard Collomb n'a pas manqué de faire remarquer que "tout grand emprunt doit être remboursé un jour ou l'autre". C'est ainsi que les lyonnais commenceront à payer en 2010 l'emprunt que Raymond Barre avait contracté au début de son mandat.
Les projets financés en 2010
Comme annoncé, la plupart des projets financés par la ville sur ce budget seront d'ordre culturel : rétrospective Ben au Musée d'Art contemporain, ouverture de la Bibliothèque de la Duchère, mise en conformité de bâtiments accueillant du public comme l'Auditorium Maurice Ravel.
La ville ouvrira aussi de nouvelles places dans les crêches et un gros budget d'investissement (103,6M€) ira à l'éducation : ouverture d'un groupe scolaire à la Buire, création de selfs service dans des cantines... La plupart des arrondissements sont "servis" par des projets : le premier arrondissement n'est pas oublié puisque la ville y financera "le jardin du Clos St Benoît".
http://lyonenfrance.blogspot.com/2009/12/lyon-la-presentation-du-budget-court.htmlGilles Roman
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14 décembre 2009
OL A GERLAND
Les journalistes s'attendaient à une conférence de presse un brin ennuyeuse, sur les données chiffrées du budget 2010 de la ville de Lyon. Mais son organisation a coïncidé avec la décision des juges de la Cour administrative d'appel d'annuler la révision du Plan local d'Urbanisme dans le dossier "OL land". Ils ont donc trouvé un Gérard Collomb (maire de Lyon et Président du Grand Lyon) "remonté comme une pendule" qui, avec force moulinets, a tenté le difficile exercice de donner lecture du jugement qu'il conteste tout en déclarant qu'il "ne commenterait pas une décision de justice".
Les juges mettent en cause le "manque d'information des conseillers communautaires au moment du vote". Ce qui fait s'étrangler le président du Grand Lyon qui, articles de presse en main, montre combien le débat était rude et l'information "diffuse" au moment du vote des élus communautaires. Mais la Cour estime que cette décision du 9 juillet 2007 sur la révision du Plan local d’urbanisme de Décines était en quelque sorte "noyée" au milieu de dossiers moins importants et ne présentait pas concrètement la relation entre cette révision et la création du Grand stade.
Gérard Collomb, qui assure vouloir faire casser cette décision en Conseil d'Etat, a tout de même indiqué que la procédure de concertation reprendrait à zéro, mais que "celà ne retardera en rien les autres actions en cours pour le Grand Stade".
Une opposition à l'OL land de plus en plus structurée
Si au départ, les opposants à la création d'un Grand stade à Décines paraissaient peu nombreux et plutôt mal organisés, il n'en est plus du tout de même aujourd'hui. Les Verts, pourtant alliés de la majorité au Grand Lyon, sont fermement opposés à ce projet qu'ils jugent totalement anti-écologique, comme l'a souligné Cécile Duflot lors de son passage à Lyon (voir l'article de LYon-Actualités). Et parmi eux, Etienne Tête n'a pas mis longtemps à mettre ses talents procéduriers (il fut à l'origine de la chute de Michel Noir puis de Charles Millon) pour chercher la faille dans un dossier qu'il rejette absolument. Il l'a même déclamé récemment sous forme de "slam" dans un meeting d'Europe Ecologie !
Au cours de sa Conférence de Presse, Gérard Collomb a demandé à des Présidents de groupes politiques du Grand Lyon d'indiquer "qu'ils ont voté en connaissance de cause"
Des dissensions parmi les socialistes
La décision de la Cour tombe à un moment particulièrement difficile pour Gérard Collomb puisque la campagne électorale pour les élections régionales a tendance à polariser les positions. Si l'UMP ne paraît pas tout à fait unie sur ce dossier, les écologistes pourraient en faire l'un des points de divergence avec les socialistes. Gérard Collomb doit aussi compter avec une fronde dans son propre camp : alors que le journal Libération révélait récemment qu'n "kit de défense du Grand stade" avait été envoyé aux militants du PS, la Maire socialiste du premier Arrondissement elle-même, Nathalie Perrin-Gilbert, s'est publiquement félicitée de cette "décision du Conseil d'Etat" (sic).
La plupart des opposants au Grand Stade milite pour un maintien de l'Olympique Lyonnais à Gerland, arguant du fait que ce stade est accessible en métro et relié à tous les moyens de transport. Pour les opposants, le projet d’OL LAND est une "incongruité" du fait de son éloignement, du "gaspillage des finances publiques" rendu nécessaire par toute la procédure d'expropriation, de mise en conformité des accès, des stationnements et des abords. "Tout celà pour un projet privé" lié au sport-business, rappellent-t-ils en coeur.
Le budget 2010 présenté sobrement par Richard Brumm
Après avoir abordé ce dossier "lourd" de la politique locale, l'adjoint chargé des finances, Richard Brumm, a assuré la deuxième partie de cette conférence de presse pour présenter le budget 2010 de la ville de Lyon. Un exercice marqué par le rétrécissement des recettes (chute de près de 18% des droits de mutation) et donc la "maîtrise" des dépenses de fonctionnement, en particulier dans les salaires payés par la ville. La direction des relations internationales ayant été transférée au Grand Lyon et les choix s'étant portés sur l'éducation, la culture et le contrôle des stationnements, tous les autres secteurs devront se serrer la ceinture. Richard Brumm a indiqué que pour financer ses investissements, prévus et annoncés durant la campagne, la Ville constituera des réserves et réduira considérablement sa dette.
Les lyonnais commencent à rembourser en 2010 l'Emprunt de Raymond Barre
Allusion à la politique nationale, Gérard Collomb n'a pas manqué de faire remarquer que "tout grand emprunt doit être remboursé un jour ou l'autre". C'est ainsi que les lyonnais commenceront à payer en 2010 l'emprunt que Raymond Barre avait contracté au début de son mandat.
Les projets financés en 2010
Comme annoncé, la plupart des projets financés par la ville sur ce budget seront d'ordre culturel : rétrospective Ben au Musée d'Art contemporain, ouverture de la Bibliothèque de la Duchère, mise en conformité de bâtiments accueillant du public comme l'Auditorium Maurice Ravel.
La ville ouvrira aussi de nouvelles places dans les crêches et un gros budget d'investissement (103,6M€) ira à l'éducation : ouverture d'un groupe scolaire à la Buire, création de selfs service dans des cantines... La plupart des arrondissements sont "servis" par des projets : le premier arrondissement n'est pas oublié puisque la ville y financera "le jardin du Clos St Benoît".
http://lyonenfrance.blogspot.com/2009/12/lyon-la-presentation-du-budget-court.htmlGilles Roman
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14 décembre 2009
vendredi 4 décembre 2009
GERLAND 2016
ne riez toujours pas c' est encore votre pognon
Il est important d’agir !
CANOL
Habitants du Grand Lyon :
donnez votre avis sur la construction du « grand stade » de l’O.L. à Décines !
Une 2ème enquête publique va avoir lieu du jeudi 12 novembre au mardi 15 décembre 2009 inclus.
Elle concerne « la réalisation d’un équipement sportif d’agglomération et de diverses activités d’accompagnement liées à l’entraînement, au tertiaire et à l’hôtellerie, ainsi qu’aux aspects fonctionnels nécessaires à cet ensemble ».
Lors des cette enquête, il est important que vous donniez votre avis sous forme écrite aux membres de la commission.
La situation actuelle :
La demande d’un stade d’une capacité supérieure à celle existant actuellement à Gerland (41.000 places) correspond à un besoin ponctuel, qui ne se produit que très occasionnellement dans l’année : matchs de ligue des champions, matchs entre leaders du classement ,... coupe d’Europe 2016.
Aujourd’hui, pour faire face à cette demande, nos élus ont le choix entre 2 solutions :
•L’extension du stade actuel : il est utilisé à 98% par le club de football Olympique Lyonnais. Un projet a déjà été établi par un architecte pour le porter à 55.000 places. Il bénéficie d’une bonne desserte en bus et métro. Cette dernière va être étendue avec le prolongement de la ligne jusqu’à Oullins et la création de la liaison SNCF à la gare Jean Macé sur cette même ligne.
•la construction d’un nouveau stade, situé à Décines à 15 kilomètres de Lyon. Sa capacité serait de 60.000 places. Il serait entouré d’un complexe hôtelier et d’un centre commercial conçus par l’Olympique Lyonnais. Aujourd’hui aucune infrastructure ne permet sa desserte.
Sous la pression d’un lobby financier mené par l’Olympique Lyonnais, la deuxième solution est mise en avant par MM. COLLOMB et MERCIER, sans d’ailleurs que leurs conseils respectifs aient été consultés sur le choix d’implantation du stade.
Afin de permettre sa réalisation, une révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) est en cours après une première révision à laquelle il ne sera pas donné suite par la Communauté urbaine officiellement pour des raisons juridiques mais en réalité pour faire échec … à l’avis défavorable du commissaire enquêteur… Après une consultation de la population, une équipe de commissaires-enquêteurs établira un rapport de synthèse et émettra un avis sur le projet.
CANOL (Contribuables Actifs du Lyonnais) a étudié l’historique et les enjeux de ce projet. Cette étude détaillée est consultable sur le site internet de l’association : www.canol.fr.
Une synthèse récemment actualisée est jointe à ce document.
Nous sommes opposés à ce projet pour les raisons suivantes :
Arguments de CANOL contre le Grand Stade
•aucune étude d’ensemble ou stratégique n’a été menée par le Grand Lyon pour déterminer les besoins et la solution d’un grand stade pour l’agglomération. Ce type d’études constitue un préalable à toute décision dans ce domaine.
•si la construction du stade de Décines est prise en charge par l’Olympique Lyonnais, la mise à disposition des terrains et la construction des infrastructures d’accès permettant son utilisation seront à la charge des collectivités publiques (Etat, Conseil général, Communauté urbaine, SYTRAL, ville de Décines), donc des contribuables.
•le coût de ces infrastructures n’a pas encore été clairement évalué, mais il est vraisemblablement de l’ordre de 300 millions d’euros, soit plus de 200 € par habitant du Grand Lyon et plus de 800 € (5.000 F) par foyer payant l’impôt local.
•L’argent public mis dans ces infrastructures favorisant exclusivement une entreprise privée est non seulement rattaché à une opération illégale mais constitue un gaspillage, surtout dans les circonstances économiques actuelles.
•Ce nouveau stade ne profitera pas à la population de la région lyonnaise. Outre les nuisances dues aux embouteillages et à la pollution les soirs de match, il y aura encore moins de retombées économiques puisque les recettes tirées de l’exploitation d’un véritable centre commercial resteront la propriété du groupe OL alors que les investissements auront été payés par les contribuables sans aucune plus-value pour ces derniers.
•Les quelques retombées économiques iront toutes dans l’enclave OL Land (hôtels, restaurants, bars, ...) au lieu d’être réparties sur l’agglomération
•Cet argent gaspillé pourrait servir utilement à des fins bien plus prioritaires, tels la réalisation du Tronçon Ouest du Périphérique, les hôpitaux, les personnes handicapées,...
•la capacité actuelle du stade de Gerland est suffisante pour 95% des matchs. Elle est également suffisante pour participer à l’Euro 2016. Pourquoi dépenser pour l’agrandir alors que la ville de Lyon a consacré plus de 35 millions d’euros à la rénovation de Gerland depuis la fin des années 1990 (sécurité, pelouse, éclairage, etc).
•Aucun élément nouveau, si ce n’est une campagne de publicité de l’O.L. parrainée par le Grand Lyon, le Conseil général du Rhône, la ville de Décines et le SYTRAL, ne justifie cette nouvelle révision du PLU, donc de revenir sur l’enquête publique précédente qui était, rappelons-le, défavorable à ce projet.
•Le stade de Gerland a le mérite d’exister. L’OL paie une location d’un million d’euros par an qui couvre en partie l’entretien (1,4 million d’euros par an). Que fera-t-on de ce stade une fois l’OL parti ? Qui paiera l’entretien ? Certainement pas l’équipe de Rugby pressentie avec son maigre budget et son affluence moyenne de 5000 spectateurs !
•Rien ne garantit que le club Olympique Lyonnais gardera son rang actuel dans le football européen.
•Ce stade vise uniquement à satisfaire les intérêts financiers du groupe OL soutenu par certains élus complaisants, mais pas les besoins des habitants de la région.
Comment participer à l’enquête publique ?
•En vous rendant dans une des 57 mairies des communes du Grand Lyon ou dans une des mairies d’arrondissement de Lyon, pendant les heures d’ouverture de ces lieux, du 12 novembre au 15 décembre inclus.
•En demandant à donner votre avis sur le registre d’enquête mis obligatoirement à disposition dans chacun de ces lieux (si vous rencontrez un problème, avertissez CANOL !)
•en écrivant sur ce registre les arguments que vous estimez les mieux adaptés à la situation (en vous aidant éventuellement de ceux indiqués ci-dessus) et en commençant par « Je m’oppose à cette révision du PLU pour les raisons suivantes : ..... »
•En le signant et en indiquant votre nom et adresse.
•Si vous ne pouvez vous déplacer, vous pouvez envoyer une lettre circonstanciée (simple ou recommandée) au commissaire enquêteur à l’adresse de votre mairie précisant en objet « Procédure de révision du PLU de la communauté urbaine de Lyon, enquête publique portant sur la réalisation d’un stade ». Cette lettre sera intégrée dans le registre des observations et prise en compte dans la synthèse des avis exprimés.
Contribuables, défendez vos intérêts !
Donnez votre avis !
Ce n’est pas tous les jours qu’on vous le demande !
Après l’enquête publique, il sera trop tard. Nous devons tout faire pour empêcher cette formidable gabegie à la mesure du scandale du périphérique Nord et du Musée des Confluences
Il est important d’agir !
CANOL
Habitants du Grand Lyon :
donnez votre avis sur la construction du « grand stade » de l’O.L. à Décines !
Une 2ème enquête publique va avoir lieu du jeudi 12 novembre au mardi 15 décembre 2009 inclus.
Elle concerne « la réalisation d’un équipement sportif d’agglomération et de diverses activités d’accompagnement liées à l’entraînement, au tertiaire et à l’hôtellerie, ainsi qu’aux aspects fonctionnels nécessaires à cet ensemble ».
Lors des cette enquête, il est important que vous donniez votre avis sous forme écrite aux membres de la commission.
La situation actuelle :
La demande d’un stade d’une capacité supérieure à celle existant actuellement à Gerland (41.000 places) correspond à un besoin ponctuel, qui ne se produit que très occasionnellement dans l’année : matchs de ligue des champions, matchs entre leaders du classement ,... coupe d’Europe 2016.
Aujourd’hui, pour faire face à cette demande, nos élus ont le choix entre 2 solutions :
•L’extension du stade actuel : il est utilisé à 98% par le club de football Olympique Lyonnais. Un projet a déjà été établi par un architecte pour le porter à 55.000 places. Il bénéficie d’une bonne desserte en bus et métro. Cette dernière va être étendue avec le prolongement de la ligne jusqu’à Oullins et la création de la liaison SNCF à la gare Jean Macé sur cette même ligne.
•la construction d’un nouveau stade, situé à Décines à 15 kilomètres de Lyon. Sa capacité serait de 60.000 places. Il serait entouré d’un complexe hôtelier et d’un centre commercial conçus par l’Olympique Lyonnais. Aujourd’hui aucune infrastructure ne permet sa desserte.
Sous la pression d’un lobby financier mené par l’Olympique Lyonnais, la deuxième solution est mise en avant par MM. COLLOMB et MERCIER, sans d’ailleurs que leurs conseils respectifs aient été consultés sur le choix d’implantation du stade.
Afin de permettre sa réalisation, une révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) est en cours après une première révision à laquelle il ne sera pas donné suite par la Communauté urbaine officiellement pour des raisons juridiques mais en réalité pour faire échec … à l’avis défavorable du commissaire enquêteur… Après une consultation de la population, une équipe de commissaires-enquêteurs établira un rapport de synthèse et émettra un avis sur le projet.
CANOL (Contribuables Actifs du Lyonnais) a étudié l’historique et les enjeux de ce projet. Cette étude détaillée est consultable sur le site internet de l’association : www.canol.fr.
Une synthèse récemment actualisée est jointe à ce document.
Nous sommes opposés à ce projet pour les raisons suivantes :
Arguments de CANOL contre le Grand Stade
•aucune étude d’ensemble ou stratégique n’a été menée par le Grand Lyon pour déterminer les besoins et la solution d’un grand stade pour l’agglomération. Ce type d’études constitue un préalable à toute décision dans ce domaine.
•si la construction du stade de Décines est prise en charge par l’Olympique Lyonnais, la mise à disposition des terrains et la construction des infrastructures d’accès permettant son utilisation seront à la charge des collectivités publiques (Etat, Conseil général, Communauté urbaine, SYTRAL, ville de Décines), donc des contribuables.
•le coût de ces infrastructures n’a pas encore été clairement évalué, mais il est vraisemblablement de l’ordre de 300 millions d’euros, soit plus de 200 € par habitant du Grand Lyon et plus de 800 € (5.000 F) par foyer payant l’impôt local.
•L’argent public mis dans ces infrastructures favorisant exclusivement une entreprise privée est non seulement rattaché à une opération illégale mais constitue un gaspillage, surtout dans les circonstances économiques actuelles.
•Ce nouveau stade ne profitera pas à la population de la région lyonnaise. Outre les nuisances dues aux embouteillages et à la pollution les soirs de match, il y aura encore moins de retombées économiques puisque les recettes tirées de l’exploitation d’un véritable centre commercial resteront la propriété du groupe OL alors que les investissements auront été payés par les contribuables sans aucune plus-value pour ces derniers.
•Les quelques retombées économiques iront toutes dans l’enclave OL Land (hôtels, restaurants, bars, ...) au lieu d’être réparties sur l’agglomération
•Cet argent gaspillé pourrait servir utilement à des fins bien plus prioritaires, tels la réalisation du Tronçon Ouest du Périphérique, les hôpitaux, les personnes handicapées,...
•la capacité actuelle du stade de Gerland est suffisante pour 95% des matchs. Elle est également suffisante pour participer à l’Euro 2016. Pourquoi dépenser pour l’agrandir alors que la ville de Lyon a consacré plus de 35 millions d’euros à la rénovation de Gerland depuis la fin des années 1990 (sécurité, pelouse, éclairage, etc).
•Aucun élément nouveau, si ce n’est une campagne de publicité de l’O.L. parrainée par le Grand Lyon, le Conseil général du Rhône, la ville de Décines et le SYTRAL, ne justifie cette nouvelle révision du PLU, donc de revenir sur l’enquête publique précédente qui était, rappelons-le, défavorable à ce projet.
•Le stade de Gerland a le mérite d’exister. L’OL paie une location d’un million d’euros par an qui couvre en partie l’entretien (1,4 million d’euros par an). Que fera-t-on de ce stade une fois l’OL parti ? Qui paiera l’entretien ? Certainement pas l’équipe de Rugby pressentie avec son maigre budget et son affluence moyenne de 5000 spectateurs !
•Rien ne garantit que le club Olympique Lyonnais gardera son rang actuel dans le football européen.
•Ce stade vise uniquement à satisfaire les intérêts financiers du groupe OL soutenu par certains élus complaisants, mais pas les besoins des habitants de la région.
Comment participer à l’enquête publique ?
•En vous rendant dans une des 57 mairies des communes du Grand Lyon ou dans une des mairies d’arrondissement de Lyon, pendant les heures d’ouverture de ces lieux, du 12 novembre au 15 décembre inclus.
•En demandant à donner votre avis sur le registre d’enquête mis obligatoirement à disposition dans chacun de ces lieux (si vous rencontrez un problème, avertissez CANOL !)
•en écrivant sur ce registre les arguments que vous estimez les mieux adaptés à la situation (en vous aidant éventuellement de ceux indiqués ci-dessus) et en commençant par « Je m’oppose à cette révision du PLU pour les raisons suivantes : ..... »
•En le signant et en indiquant votre nom et adresse.
•Si vous ne pouvez vous déplacer, vous pouvez envoyer une lettre circonstanciée (simple ou recommandée) au commissaire enquêteur à l’adresse de votre mairie précisant en objet « Procédure de révision du PLU de la communauté urbaine de Lyon, enquête publique portant sur la réalisation d’un stade ». Cette lettre sera intégrée dans le registre des observations et prise en compte dans la synthèse des avis exprimés.
Contribuables, défendez vos intérêts !
Donnez votre avis !
Ce n’est pas tous les jours qu’on vous le demande !
Après l’enquête publique, il sera trop tard. Nous devons tout faire pour empêcher cette formidable gabegie à la mesure du scandale du périphérique Nord et du Musée des Confluences
GERLAND 2016
Bonjour,
Je vous propose d'ecrire sur le site http://www.euro2016-lyon.org/soutien.html
en inscrivant le message "Je souhaite que le stade de Gerland soit modernisé pour la candidature de la France pour l'Euro 2016 ! "
Cordialement,
Michel VERGNAUD
Site CANOL : www.canol.fr
Je vous propose d'ecrire sur le site http://www.euro2016-lyon.org/soutien.html
en inscrivant le message "Je souhaite que le stade de Gerland soit modernisé pour la candidature de la France pour l'Euro 2016 ! "
Cordialement,
Michel VERGNAUD
Site CANOL : www.canol.fr
Les opposants ne désarment pas
Les opposants ne désarment pas
OL Land
« On nous ment ! » lance Michel Forissier, maire UMP de Meyzieu à une salle Jean Poperen, pleine comme un œuf et entièrement acquise à sa cause. Après Décines et Chassieu, c’était la troisième réunion publique tenue par les opposants au Grand Stade. Ils ont appelé les participants à venir massivement en mairie remplir le registre de l’enquête publique en cours.
« Il y a des gens qui nous disent qu’un stade de 60m de haut, du béton, c’est bon pour l’environnement », tonne le Maire. « Ce n’est pas parce qu’on met des panneaux photovoltaïques sur le toit qu’il devient écologique », renchérit Philippe Meunier, député UMP. L’opposition au projet efface les clivages politiques dans l’Est lyonnais. Ainsi, les deux élus UMP côtoyaient le maire PS de Chassieu et le conseiller municipal vert Étienne Tête, ainsi que nombre d’associatifs, comme Franck Buronfosse, président de Carton Rouge.
Aucun argument pro-stade n’a trouvé grâce aux yeux des orateurs. Le stade créerait des emplois ? « On nous prend pour une réserve d’indiens dans laquelle il n’y aurait rien », s’étrangle le maire de Meyzieu, qui fait valoir les zones d’activités existantes. Forissier jaloux parce que le stade ne se fait pas chez lui ? « Il n’y a pas 50ha disponibles à Meyzieu. Si, le Grand Large mais sur pilotis ça va être difficile », s’amuse-t-il.
Mais le grief principal porte évidemment sur l’accessibilité de la future enceinte, desservie par une seule ligne de tram, le T3 qui devra être prolongée jusqu’au stade. Insuffisant clament les opposants, chiffres à l’appui. Ainsi, selon leurs calculs, le tram ne pourra transporter qu’entre 1600 et 2100 passagers par heure contre 8000 à 11 000 pour le métro B qui dessert Gerland. « Vous savez que la rocade est est saturée et on nous dit que les soirs de match il n’y aura pas de problème », s’indigne Michel Forissier. Et de prévenir ses administrés : « Le stationnement sauvage, vous n’y échapperez pas. »
« Ce n’est pas fait » avertit Etienne Tête. Car tous les terrains du Montout n’appartiennent pas au Grand Lyon. « L’expropriation n’est pas si simple que ça », estime l’élu. Et de poursuivre : « Si on peut exproprier, il faut alors rediscuter du Puisoz ». Ce terrain situé entre Lyon et Vénissieux, desservi par le métro D et le T4 et qui appartient au groupe Leroy Merlin, était un temps pressenti pour accueillir l’OL Land. Avant que Jean-Michel Aulas ne réchigne devant le prix du foncier.
Avec Philippe Meunier, l’élu vert promet une bataille juridique contre le projet et a d’ores et déjà identifié plusieurs angles d’attaque. Exemple : un amendement, que le député UMP a fait adopter en juin dernier, prévoit la consultation des communes riveraines. Volontairement vague, selon son auteur, il ne dit pas lesquelles. « Quelle que soit la liste [des communes concernées, ndlr] qui sortira, nous l’attaquerons », menace Meunier, pour qui le combat prend des allures chevaleresques. « Je suis sur mon cheval », a-t-il déclaré, « Jean-Michel Aulas m’a cherché, et bien il m’a trouvé. » Avant de poursuivre : « Un club n’est pas [juste] une marque. Si on est dans le sport, on doit avoir une âme et des valeurs. Et l’âme de l’OL c’est Gerland ! » Et le député de promettre d’« essayer de faire comprendre cela au président de la république. »
« On a écouté un discours très clair », se félicite Rémy Petiot, secrétaire du Collectif d’associations de l’Est lyonnais, en guise de conclusion, « c’est dommage que les assemblées d’élus ne l’aient pas entendu. »
Photos : lyon-info.fr
Publié le : mardi 1er décembre 2009, par Tony Truand
OL Land
« On nous ment ! » lance Michel Forissier, maire UMP de Meyzieu à une salle Jean Poperen, pleine comme un œuf et entièrement acquise à sa cause. Après Décines et Chassieu, c’était la troisième réunion publique tenue par les opposants au Grand Stade. Ils ont appelé les participants à venir massivement en mairie remplir le registre de l’enquête publique en cours.
« Il y a des gens qui nous disent qu’un stade de 60m de haut, du béton, c’est bon pour l’environnement », tonne le Maire. « Ce n’est pas parce qu’on met des panneaux photovoltaïques sur le toit qu’il devient écologique », renchérit Philippe Meunier, député UMP. L’opposition au projet efface les clivages politiques dans l’Est lyonnais. Ainsi, les deux élus UMP côtoyaient le maire PS de Chassieu et le conseiller municipal vert Étienne Tête, ainsi que nombre d’associatifs, comme Franck Buronfosse, président de Carton Rouge.
Aucun argument pro-stade n’a trouvé grâce aux yeux des orateurs. Le stade créerait des emplois ? « On nous prend pour une réserve d’indiens dans laquelle il n’y aurait rien », s’étrangle le maire de Meyzieu, qui fait valoir les zones d’activités existantes. Forissier jaloux parce que le stade ne se fait pas chez lui ? « Il n’y a pas 50ha disponibles à Meyzieu. Si, le Grand Large mais sur pilotis ça va être difficile », s’amuse-t-il.
Mais le grief principal porte évidemment sur l’accessibilité de la future enceinte, desservie par une seule ligne de tram, le T3 qui devra être prolongée jusqu’au stade. Insuffisant clament les opposants, chiffres à l’appui. Ainsi, selon leurs calculs, le tram ne pourra transporter qu’entre 1600 et 2100 passagers par heure contre 8000 à 11 000 pour le métro B qui dessert Gerland. « Vous savez que la rocade est est saturée et on nous dit que les soirs de match il n’y aura pas de problème », s’indigne Michel Forissier. Et de prévenir ses administrés : « Le stationnement sauvage, vous n’y échapperez pas. »
« Ce n’est pas fait » avertit Etienne Tête. Car tous les terrains du Montout n’appartiennent pas au Grand Lyon. « L’expropriation n’est pas si simple que ça », estime l’élu. Et de poursuivre : « Si on peut exproprier, il faut alors rediscuter du Puisoz ». Ce terrain situé entre Lyon et Vénissieux, desservi par le métro D et le T4 et qui appartient au groupe Leroy Merlin, était un temps pressenti pour accueillir l’OL Land. Avant que Jean-Michel Aulas ne réchigne devant le prix du foncier.
Avec Philippe Meunier, l’élu vert promet une bataille juridique contre le projet et a d’ores et déjà identifié plusieurs angles d’attaque. Exemple : un amendement, que le député UMP a fait adopter en juin dernier, prévoit la consultation des communes riveraines. Volontairement vague, selon son auteur, il ne dit pas lesquelles. « Quelle que soit la liste [des communes concernées, ndlr] qui sortira, nous l’attaquerons », menace Meunier, pour qui le combat prend des allures chevaleresques. « Je suis sur mon cheval », a-t-il déclaré, « Jean-Michel Aulas m’a cherché, et bien il m’a trouvé. » Avant de poursuivre : « Un club n’est pas [juste] une marque. Si on est dans le sport, on doit avoir une âme et des valeurs. Et l’âme de l’OL c’est Gerland ! » Et le député de promettre d’« essayer de faire comprendre cela au président de la république. »
« On a écouté un discours très clair », se félicite Rémy Petiot, secrétaire du Collectif d’associations de l’Est lyonnais, en guise de conclusion, « c’est dommage que les assemblées d’élus ne l’aient pas entendu. »
Photos : lyon-info.fr
Publié le : mardi 1er décembre 2009, par Tony Truand
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